Le recuit en forge

3 clés indispensables pour réussir l’opération du recuit en forge

janvier 23, 2019

Le recuit en forge

Vous avez décidé de fabriquer vous-même votre couteau ? Bravo, c’est un projet passionnant qui vous permettra de réaliser un bel objet. Après la découpe de la lame dans l’acier et avant de procéder aux traitements thermiques, vous devez effectuer le recuit. Il s’agit, en vérité, du premier traitement thermique à appliquer avant la normalisation, la trempe et le revenu. C’est une étape essentielle dans le processus de création de votre couteau. Pour mettre toutes les chances de votre côté, lisez sans plus attendre les 3 clés présentées dans cet article pour réussir l’opération du recuit.

 

Clé n° 1 : Définition du recuit

Le recuit est en fait le premier traitement thermique de la lame forgée. Ce procédé permet à la pièce de métal de retrouver son équilibre. Le principe est simple : il s’agit chauffer l’acier à la température de recuit. Cette température est spécifique à chaque acier, mais elle oscillera entre 500 °C à 850 °C. Cette température devra être maintenue 1 minute par millimètre d’épaisseur. Le refroidissement devra être le plus lent possible. Il durera ainsi plusieurs heures. Pour obtenir un recuit de qualité, il faudra faire attention au temps de montée en température qui devra être bien maîtrisé. La vitesse de chauffe sera plus ou moins rapide selon la structure et la taille de la lame. 

 Le recuit en forge

Clé n° 2 : Fonction du recuit

Le recuit est une opération essentielle dans le processus de création de votre couteau. En effet, le recuit a pour objectif de réduire la dureté afin de simplifier la suite du travail. Le travail de l’acier dans la forge et les différentes chauffes entraînent de fortes déformations et cela de manière hétérogène. Ainsi, le procédé du recuit permettra à l’acier d’être plus tendre et la dureté plus homogène. Le recuit va également agir sur la plasticité de l’acier. En effet, il sera plus malléable. Les contraintes internes auront alors disparu. Le grain de l’acier va grossir sous l’effet du recuit. C’est pour cela qu’il sera ensuite nécessaire de faire une normalisation avant la trempe. Attention, le recuit annulant les effets de la trempe, il doit toujours être effectué avant.

 

Clé n° 3 : Mise en œuvre du recuit

Pour réussir cette opération, suivez les indications suivantes. Vous devez dans un premier repérer la température de recuit indiqué par votre fournisseur. L’idéal, si vous en avez la possibilité, est d’utiliser un four de trempe. C’est un four qui monte vite en température et qui est programmable.

Dans tous les cas, pour le recuit, vous pouvez travailler directement dans la forge. Une fois la température de recuit atteinte, maintenez la lame le temps nécessaire (1 min par millimètre d’épaisseur). Dans la forge à charbon, pensez à bouger la lame pour une chauffe homogène.

Laissez ensuite refroidir pendant plusieurs heures par exemple en laissant la lame dans le feu de forge mourant toute la nuit. Attention, cependant, car si les braises venaient à être ravivées, la lame se réchaufferait. Vous pouvez donc opter pour un bac de vermiculite (matériau isolant), de sable ou de cendre de bois dans lequel vous plongerez la lame pendant plusieurs heures.

 

Cet article vous a présenté 3 clés essentielles pour réussir l’opération du recuit. C’est une étape essentielle à réaliser avant les traitements thermiques, après la découpe de la lame dans l’acier. Le principe est simple : chauffer l’acier à température de recuit et le laisser refroidir pendant plusieurs heures. Le recuit permet de rendre plus tendre et homogène la dureté de l’acier. Afin de réussir avec succès cette opération, pratiquez dès maintenant, en suivant les indications présentées dans cet article. Après le recuit, il est temps de passer au premier des trois traitements thermiques : la normalisation.